Dernière étape de notre voyage : Chicago, pour quatre jours. Après Toronto, qui nous avait bien facilité la vie avec bébé, on était curieux de voir comment on allait s’en sortir ici.
Même poussette, même sac à dos beaucoup trop rempli et, cette fois, un bébé qui venait de fêter ses quatre mois. Le programme restait souple : visiter, oui, mais en gardant de la place pour les siestes, les tétées et les pauses.
Pour pouvoir comparer avec notre expérience à Toronto, nous reprenons les mêmes cinq critères et les mêmes pondérations. Chicago nous a plu, mais nous y avons plus souvent dû laisser la poussette à l’entrée. Et avec un bébé qui ne tient pas encore assis, ça change pas mal de choses.
Ce que signifie « baby-friendly » pour nous
Nos attentes n’ont pas changé depuis Toronto : pouvoir se déplacer, changer et nourrir bébé, faire une pause et entrer quelque part avec la poussette sans que tout devienne une galère.
Une porte facile à ouvrir, un ascenseur qui fonctionne, une table de change ou une place à côté de la table au restaurant : avant d’avoir un bébé, nous n’y prêtions pas forcément attention. Maintenant, ces détails peuvent décider de la suite de la journée.
La note porte donc sur ces aspects pratiques. La météo, notre hôtel et le choix d’un horaire de visite sont racontés pour comprendre le séjour, mais ils ne rentrent pas dans le PapaScore.
Notre profil de voyage
C’était toujours notre premier grand voyage avec bébé, simplement quelques semaines plus tard qu’à Toronto. Nous avons gardé la même règle : pas de planning à la minute près. À cet âge, c’est encore bébé qui décide du rythme.
À chaque sortie, nous embarquions les vêtements de rechange, le lange, le biberon, les couches, les lingettes, le tapis de change, la tétine, la glacière et le chauffe-biberon avec le lait maternel. Ajoutez le bob, une bouteille d’eau et un sac pour les couches : nous étions loin du petit sac léger.
Selon la sortie, nous prenions la poussette seule ou avec le siège-auto. Ce détail a notamment compté au restaurant : avoir la poussette avec soi ne voulait pas toujours dire pouvoir la garder à table.
Choisir son logement avec un bébé
Après Toronto, deux critères étaient devenus indispensables pour le logement : un lit parapluie et un frigo pour conserver le lait tiré par maman. Avec ces deux conditions, le quartier et le prix, la liste des options se réduit vite.
Nous avons de nouveau comparé hôtels et Airbnb. Cette fois, nous n’avons pas trouvé d’Airbnb qui nous convenait dans le centre. Nous nous sommes donc tournés vers les hôtels, sans en déduire qu’il serait impossible de louer un appartement à Chicago.
Nous avons choisi le Swissôtel, dans le secteur de Lakeshore East, juste à l’est du Loop. Il réunissait ce que nous cherchions : une bonne localisation pour notre programme, un prix qui nous convenait pour la période, un lit parapluie et un frigo.
Petit bonus : une chambre au 25e étage avec vue sur la Chicago River. Sympa au réveil. Mais avec bébé, le vrai avantage de cet hôtel était surtout de pouvoir rejoindre beaucoup de visites à pied.
Se déplacer à pied avec une poussette
Chicago est une grande ville, mais avec notre logement dans le centre, nous avons pu faire l’essentiel de notre programme à pied. Le Loop, Millennium Park, la Riverwalk, Magnificent Mile et Navy Pier nous donnaient déjà de quoi remplir les journées sans multiplier les trajets.
Les trottoirs larges ont été un vrai confort. Nous pouvions croiser les autres passants, doubler ou nous arrêter sans avoir l’impression de bloquer tout le monde. Même près de notre hôtel, où des travaux réduisaient le passage, nous avions encore de la place avec la poussette.
Le revêtement était globalement bon sur nos parcours. Nous avons tout de même croisé quelques trous et portions abîmées : rien qui nous ait empêchés de passer, mais on gardait un œil devant les roues pour éviter de trop secouer bébé.
Pour les boutiques, nous n’avons pas fait de grosse session shopping. Aucun souci dans celles où nous sommes entrés : Target, Uniqlo, TJ Maxx et Macy’s.
Ce confort venait aussi de notre point de départ. À Toronto, notre logement plus excentré nous poussait à prendre davantage le métro. On ne peut donc pas attribuer toute la différence aux villes elles-mêmes.
Metra, métro et VTC
Metra : un trajet simple… après les escaliers
Nous avons pris le Metra, le train de banlieue, entre Millennium Station et Museum Campus pour rejoindre le Field Museum.
Mauvaise surprise au départ : l’ascenseur que nous voulions utiliser à Millennium Station était hors service. Nous avons dû porter la poussette dans les escaliers. À deux, nous nous sommes débrouillés ; seul avec bébé et les affaires, ce serait une autre histoire. À Museum Campus, l’ascenseur fonctionnait, heureusement.
Dans le train, pas de difficulté pour entrer avec la poussette. Nous avons utilisé l’espace des sièges prioritaires, sans gêner ce jour-là car il y avait peu de monde. Il aurait fallu libérer cet espace si un passager prioritaire en avait eu besoin. Nous n’avons pas testé le même trajet à l’heure de pointe.
Le métro : des ascenseurs, mais moins de place à bord
Nous avons aussi emprunté la ligne rose du métro, le fameux « L », de Washington/Wabash à Quincy, pour rejoindre la Willis Tower. Des ascenseurs fonctionnels aux deux stations : bon point.
À l’intérieur, nous avons trouvé la rame assez étroite. Il y avait peu de monde et nous avons pu nous installer, mais nous étions moins à l’aise avec la poussette que dans le métro de Toronto. Nous n’avons pas vécu de trajet bondé ici : la difficulté dans ce cas reste une limite possible, pas une galère que nous aurions réellement testée.
Petite curiosité côté billets : aucune de nos cartes ne passait à la borne. Nous avons finalement payé directement en sans contact au portillon. La Revolut n’est pas passée ce jour-là, l’Amex oui. Impossible de dire pourquoi ; nous retenons surtout que nous étions contents d’avoir une deuxième carte.
Taxi et Uber : un accueil un peu sec, puis aucun souci
À l’arrivée en gare, chargés comme nous l’étions, nous avions prévu de prendre un taxi. Le chauffeur a vu nos bagages, fait non de la main et continué sa route. Charmant accueil.
Nous avons donc commandé un Uber, puis un autre entre l’hôtel et l’aéroport au départ. Ces deux courses se sont bien passées. Nous avions notre propre siège-auto et l’avons installé nous-mêmes ; les coffres des véhicules reçus étaient assez grands pour nos affaires et la poussette.
Notre compte Uber français a fonctionné directement. En revanche, ces deux courses ne permettent pas de promettre un grand SUV à chaque commande : cela dépend du véhicule qui arrive.
Entrer quelque part avec une poussette
Comme à Toronto, nous avons souvent trouvé des boutons d’ouverture automatique aux portes. Avec une poussette, c’est très pratique. Même à deux, on finit vite par apprécier de ne pas devoir tenir la porte d’une main et pousser de l’autre.
Les ascenseurs empruntés dans les bâtiments étaient généralement spacieux. L’accès physique aux magasins et aux grands lieux de visite nous a donc plutôt facilité la vie. En revanche, cela ne garantissait pas qu’on puisse garder la poussette pendant toute la visite.
Willis Tower : bébé dans les bras pour la visite
À la Willis Tower, on nous a demandé de laisser la poussette au pied de l’ascenseur. Nous avons donc gardé bébé dans les bras pendant la visite. Après la CN Tower à Toronto, où nous avions conservé la poussette, c’était une petite déception.
Heureusement, notre visite a été assez courte. Nous en avons bien profité, notamment à The Ledge, la plateforme en verre au 103e étage. Mais nous aurions aimé savoir avant d’arriver qu’il faudrait porter bébé.
Field Museum : une différence entre le musée et l’exposition
La visite principale du Field Museum était agréable avec la poussette. Pour l’exposition temporaire Pokémon Fossil Museum, en revanche, nous avons dû la garer à l’entrée et porter bébé.
La visite de cette exposition nous a pris environ une demi-heure, donc ça restait gérable. Sur le moment, nous avons trouvé dommage de ne pas pouvoir garder la poussette, car nous avions l’impression qu’il y avait assez de place.
Pauses, changes et produits bébé
Restaurants et coffee shops : mieux valait demander avant
Nous nous sommes davantage posés au restaurant ou au café qu’à Toronto, notamment pour échapper à la chaleur. Et les expériences ont été assez différentes d’une adresse à l’autre.
Nutella Café : les marches dès l’arrivée
Madame étant une grande adepte de la pâte à tartiner, l’arrêt était obligatoire. Nous y sommes même allés deux fois. L’accès que nous avons emprunté commençait par des marches à descendre : pas l’idéal avec une poussette. Nous avons pu la porter.
Lou Malnati’s : on passe notre tour
Nous voulions goûter une deep dish pizza chez Lou Malnati’s. On nous explique qu’il y aura une bonne demi-heure d’attente et que la poussette devra être garée à part.
Des chaises hautes et des supports pour siège-auto étaient proposés, mais bébé ne pouvait pas encore s’asseoir dans une chaise haute et nous n’avions pas le siège-auto avec nous. Avec les 30 à 45 minutes de préparation annoncées pour la pizza, cela faisait un long repas en perspective avec bébé dans les bras. Non merci.
Nous avons activé le plan B : Labriola, à quelques pas. Cette fois, la poussette était la bienvenue. Ouf.
Ghirardelli : simple, et ça fait du bien
Direction Ghirardelli pour une énorme glace. Dès notre arrivée, on nous a indiqué l’ascenseur pour rejoindre la salle à l’étage. Nous avons pu nous installer tranquillement avec la poussette, sans gêner. Rien de spectaculaire, mais exactement ce qu’on espère quand on fait une pause avec bébé.
Harry Caray’s à Navy Pier : pas de poussette à notre table en terrasse
Nous voulions déjeuner au bord de l’eau. Pour la terrasse extérieure, on nous a demandé de laisser la poussette à l’entrée et de garder bébé dans les bras pendant le repas. Encore une fois, ce n’était pas très pratique pour nous. Nous n’avons pas testé les conditions d’installation en salle.
Changer et nourrir bébé : le gros point fort
Pour le change, ça a été simple. Dans les toilettes que nous avons utilisées, nous avons trouvé des tables de change côté hommes comme côté femmes. Nous n’avons pas eu à chercher longtemps de quoi changer bébé, et ce confort-là compte beaucoup dans une journée de visite.
Pour les tétées et les biberons, nous avons presque toujours trouvé un banc ou un endroit pour nous asseoir. Les grands espaces comme Millennium Park et Grant Park nous ont aidés à faire de vraies pauses.
Nous avons aussi repéré des Mother’s Rooms au Field Museum et à l’aéroport O’Hare, des espaces dédiés aux mamans pour s’installer au calme. Nous n’en avions pas croisé lors de notre séjour à Toronto. Cela ne veut pas dire qu’il n’en existe pas là-bas ; à Chicago, nous avons apprécié d’en trouver sur notre parcours.
Couches, lait et produits bébé : ce que nous avons réellement regardé
Pour ces quatre jours, nous avions déjà fait le plein aux étapes précédentes. Nous n’avons donc pas eu besoin de nous réapprovisionner à Chicago. C’est une limite à garder en tête pour notre note sur le dépannage.
La bonne surprise a été le rayon allaitement dans deux Target dont un à Chicago, avec plusieurs références de tire-lait et d’autres accessoires. Nous avions tout ce qu’il nous fallait et n’avons rien acheté, mais repérer ce choix en magasin était rassurant.
Pendant le voyage aux États-Unis, nous avions aussi constaté que les modèles de couches n’étaient pas forcément les mêmes qu’en France, même sous des marques connues comme Pampers ou Huggies. Dans les rayons de lait en poudre regardés, nous n’avions pas reconnu nos références françaises. Nous n’avons testé aucun de ces laits, bébé étant nourri au lait maternel.
Ce repérage ne permet pas de garantir un produit précis dans n’importe quel magasin. Si vous comptez sur une référence particulière, mieux vaut en vérifier la disponibilité avant le départ.
Les galères que nous n’avions pas anticipées
La croisière First Lady : très intéressante, mais longue avec bébé dans les bras
La croisière architecturale First Lady nous a beaucoup intéressés. Côté poussette, elle a dû rester rangée en cabine : nous avons gardé bébé dans les bras pendant l’heure et demie de navigation.
Nous avions pris le départ de 19 h, le seul encore disponible quand nous avons réservé. Pour notre bébé, ce n’était clairement pas le bon créneau. Aux deux tiers de la croisière, elle nous l’a fait savoir assez bruyamment. Et sur un bateau, impossible de décider qu’on rentre à l’hôtel dix minutes plus tôt.
Leçon retenue : pour nous, une longue visite en soirée, sans possibilité de l’écourter et avec bébé dans les bras, c’était trop demander. Cela reste notre choix d’horaire et la réaction de notre bébé, pas un défaut à attribuer à toute la ville.
La chaleur : plus de pauses que prévu
La chaleur et l’humidité nous ont davantage fatigués qu’à Toronto. Nous aurions bien pris un peu de vent en plus, mais il n’était pas vraiment au rendez-vous. Autant dire qu’on accueillait la climatisation avec plaisir.
Nous avons adapté le programme en conséquence. Le but était de profiter du séjour, pas de cocher une liste de visites coûte que coûte. Cette météo explique une partie de notre ressenti, mais reste hors de la note.
Ce que nous avons payé à Chicago
Comme pour Toronto, voici les dépenses dont nous avons gardé le détail. Les montants en dollars sont convertis au taux du 2 septembre 2026, premier jour de notre séjour : 1 € = 1,1592 USD, soit environ 1 USD = 0,86266 €. Le montant de l’hôtel, déjà payé en euros, reste inchangé.
Ce budget n’inclut pas les repas, les courses, les produits bébé ni les autres dépenses non détaillées, notamment les vols et les trajets entre les étapes du voyage. Il s’agit donc d’un total partiel, comme pour Toronto.
Les équivalents en euros sont indicatifs, hors frais de change éventuels. Le total additionne les montants arrondis au centime, ligne par ligne. Taux de référence : Réserve fédérale, cours du 2 septembre 2026.
Recommanderions-nous Chicago avec un bébé ?
Oui, avec quelques contraintes à anticiper.
Nous avons aimé découvrir Chicago avec bébé. Marcher dans le centre, entrer dans les magasins, trouver une table de change ou s’asseoir pour une tétée s’est généralement fait sans difficulté.
Les réserves sont très concrètes : un ascenseur en panne, moins de place dans le métro et plusieurs moments où nous avons dû laisser la poussette pour porter bébé. Cela ne nous a pas gâché le voyage, mais ce sont les détails que nous aurions aimé connaître avant.
- Des trottoirs larges et beaucoup de balades possibles depuis le centre.
- Des changes et des pauses faciles sur notre parcours.
- Des portes automatiques et des ascenseurs spacieux dans de nombreux lieux.
- Un rayon allaitement bien fourni repéré chez Target.
- Une poussette à ranger pendant certaines visites ou certains repas.
- L’état des ascenseurs et la place disponible dans les transports.
Le terrain, lieu par lieu
Voici les lieux et trajets sur lesquels repose notre avis. Quand nous n’avons pas vérifié un équipement ou une autre entrée, nous le laissons de côté : pas de case « oui » remplie par supposition.
| Lieu visité | Poussette friendly ? | Table de change ? |
|---|---|---|
| Union Station | Oui | Non vérifié |
| Nutella Café | Non | Non vérifié |
| Riverwalk | Oui mais pas partout | Non vérifié |
| Apple Michigan Avenue | Oui | Non vérifié |
| Millennium Park | Oui | Non vérifié |
| Maggie Daley Park | Oui | Non vérifié |
| Lou Malnati's | Non | Non vérifié |
| Labriola | Oui | Non vérifié |
| Field Museum | Oui mais pas partout | Oui |
| Willis Tower | Non | Oui |
| First Lady Architecture Cruise | Non | Non vérifié |
| Ghirardelli | Oui | Non vérifié |
| Navy Pier | Oui | Non vérifié |
| Harry Caray's | Non | Non vérifié |
| Harry Potter Shop | Oui | Non vérifié |
| Chicago O'Hare | Oui | Oui |
Ces observations reflètent notre visite. « Non vérifié » signifie que nous n’avons pas vérifié la présence d’une table de change sur place.
Le matériel du séjour
Le matériel cité ici est celui que nous avons emporté et utilisé pendant le voyage. Nous n’avons pas acheté de nouvel équipement à Chicago.
Cybex Orfeo
Notre poussette pour les balades et les trajets en transports. Légère à porter quand un escalier s’est imposé, mais parfois à garer à l’entrée.
Lire notre test de l’Orfeo →Glacière et chauffe-biberon Momcozy
Le duo que nous emportions avec le lait maternel pendant nos sorties. Le test détaillé fera l’objet d’un article à part.
Notre siège-auto
Nous l’avions avec nous pour les Uber. Nous ne l’emportions pas lors de chaque balade, ce qui a compté chez Lou Malnati’s.
Transparence : voyage et matériel payés par nos soins. Cet article ne contient aucun lien affilié.
Sources et vérifications
Les anecdotes, les horaires et les conditions rencontrées viennent de notre séjour en septembre 2026. Pour les deux règles sur les poussettes ci-dessous et les informations CTA, les pages officielles ont été consultées le 12 septembre 2026. Elles peuvent évoluer avant votre voyage.
Field Museum · Poussettes et accessibilité First Lady · Conditions d’accueil des poussettes CTA · Accessibilité et alertes sur les ascenseursLes consignes reçues à la Willis Tower et dans les restaurants restent des observations de notre passage. Elles ne sont pas présentées comme leurs politiques permanentes.
Vous avez visité Chicago avec un bébé ? Dites-nous en commentaire où la poussette a été accueillie sans problème, et où vous avez dû improviser. On est curieux de comparer les expériences.
PapaScore de l’expérience
PapaScore du test
TESTÉ EN CONDITIONS RÉELLES